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Ivan Gazidis, le président de l'ASSE
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ASSE : en première ligne pour les Magic Fans et les Green Angels, Gazidis débarque à Saint-Étienne !

Ciblés par un processus de dissolution en provenance du gouvernement français, les groupes de supporters ultras de l’AS Saint-Étienne préparent leur défense avec le soutien du club et d’Ivan Gazidis.

L’AS Saint-Étienne ne connaît pas la trêve. Après l’arrêt du match face à Montpellier dimanche dernier (0-2) et une situation sportive toujours instable, le club forézien et Ivan Gazidis se démènent face aux risques de dissolution de ses deux principaux groupes de supporters ultras, les Magic Fans (MF91), fondés en 1991, et les Green Angels (GA92), lancés un an plus tard et autodissous depuis 2013 tout en poursuivant leurs activités. 

Ces collectifs de l’ASSE, d’environ 8 000 supporters dans chacun des Kops du Chaudron, sont dans le viseur du ministère de l’intérieur et cette menace s’est formalisée avec la communication au club et aux groupes du processus. Il s’agit d’une convocation, le 26 mars prochain, devant la commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives.

Ivan Gazidis est à Saint-Étienne pour s’occuper du dossier

Comme nous vous l’avons relayé ce mercredi, Ivan Gazidis, qui est le président de l’ASSE depuis le rachat du club par Kilmer Sports, est à Saint-Étienne depuis ce lundi pour s’occuper de ce dossier. L’ancien dirigeant d’Arsenal et de l’AC Milan, qui n’avait pas tardé pour s’opposer à la dissolution de ces deux groupes de supporters ultras dans un communiqué, va rencontrer les Magic Fans et les Green Angels afin de préparer au mieux leur défense face aux autorités.  

« Il y a vraiment plus à perdre qu’à gagner »

Le délai de la phase contradictoire écrite étant de dix jours et les premières signatures n’étant intervenues que lundi, L’Équipe affirme que la réunion de mercredi prochain pourrait ne pas se tenir comme prévu. Sur cinq pages, au moins un des deux groupes de l’ASSE s’est vu notifier une liste de griefs concernant des faits survenus ces dernières années. MF91 et GA92 comptent y répondre point par point. 

« L’objectif, confie un proche des groupes, c’est d’expliquer que, quand bien même il y aurait eu dix fois où des membres à titre personnel ont déconné, une dissolution ne changerait rien. Contrairement aux interdictions individuelles de stade, les personnes pourraient continuer à venir. Il n’y aurait plus d’interlocuteurs. Il y a vraiment plus à perdre qu’à gagner. » 

L’ASSE face à l’archétype de la décision politique parisienne

En soutien, l’ASSE participera également à la phase contradictoire et regrette le manque de consultation des autorités et de clarté sur les critères retenus. « Cela va nous créer des difficultés supplémentaires pour la sécurité des spectateurs, pointe-t-on au sein du club.Il y a un fort sentiment d’injustice face à l’archétype de la décision politique parisienne. Cela mettrait à terre tout ce qui est fait pour dialoguer et éviter qu’il y ait des problèmes, justement. » Plus largement, dans le Forez, bon nombre de personnalités et de politiques ont fait part de leur opposition à ce procédé. 

Au sein de l’Instance nationale du supportérisme (INS), aussi, de nombreuses voix, ont réclamé du dialogue au ministère des Sports et une réunion d’urgence. En vain. Hier, 128 associations de supporters ont protesté dans un communiqué commun contre la dissolution éventuelle des deux groupes de l’ASSE, ainsi que celle de la Brigade Loire, le principal groupe ultra du FC Nantes.

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